jeudi 2 janvier 2014

Monotype

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Si vous aimez l'univers des carnets de voyages.
Si vous êtes à la recherche de petits conseils et astuces.
Si vous n'êtes pas trop sûre de vous et que cela vous empêche de vous lancer.
Et si vous êtes à la recherche d'une idée cadeau...
  Je vous conseille le livre de Delphine Priollaud-Stocler, "Créez votre carnet de voyage - Impressions nomades."
Il donne pas mal de petits conseils intéressants et décomplexant. J'y ai notamment retrouvé une technique que j'avais un peu oublié et surtout dont je ne connaissais pas toutes les possibilités: la technique du monotype.
 


  La technique la plus simple consiste à peindre un motif au pinceau, sur une plaque de verre, de plexi ou de métal et ensuite de déposer une feuille de papier sur la surface. La peinture est alors transférée sur la feuille (à l'envers bien sur).

  Ma curiosité ayant été chatouillée, je me suis empressée d'aller voir ce que me proposait Internet. Et j'ai découvert des vidéos très intéressantes sur cette technique du monotype pas si simple qu'elle n'en a l'air. La prochaine étape, c'est l'expérimentation de certaines de ces techniques, qui viendront peut être enrichir mon travail avec les effets obtenus.




mercredi 1 janvier 2014

" Se laisser traverser..."

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Tous mes voeux pour une année 2014 traversée par la passion, qu'elle soit unique ou multiple, ambitieuse ou modeste.

mardi 10 décembre 2013

"Comme tout pourrait être simple"...fin

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"Comme tout pourrait être simple..." et bien non, ce ne fut pas si simple, mais bon, ça y est, je pense qu'il est fini. Même le chat, assis sur un pochoir, monte la garde...dès fois qu'il me reprendrait l'envie d'y mettre un dernier coup de crayon...

J'ai enfin sauté le pas... premier essai sans encadrement, sans verre. Après quelques tests, j'ai trouvé un produit qui correspond à ce que je cherche, "Protecting spray" de chez Talens: pas de brillance, compatible gouache et crayons de couleur aqurellables. J'ai également fabriqué un châssis en bois avec un bord assez épais, sur lequel j'ai encollé mon travail. Le résultat me plaît vraiment. Il n'y a pas cette distance que le verre établit entre "l’œuvre" et celui qui regarde... et surtout pas de brillance et de reflets dérangeants. Je n'ai plus qu'à libérer les autres dessins...


                                                                            l'autre fripouille


                                                                   Détail de l' épaisseur





                                                         "Comme tout pourrait être simple"
d'après un texte de Colette - gouache - crayons de couleur sur carton gris encollé sur châssis bois - 120x50 cm - 2013








lundi 25 novembre 2013

Les daguerréotypes de La boîte verte.

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Je vous avais déjà parlé de La boîte verte , un site très intéressant et une vraie mine d'or pour trouver des images étonnantes, insolites et poétiques. Cette fois-ci, je suis tombée sous le charme de ces daguerréotypes que le temps a altéré de si belle manière. J'imagine déjà comment recréer ces effets avec mes crayons de couleurs...
"Le daguerréotype, inventé par Louis-Jacques-Mandé Daguerre en 1837, fut le premier procédé photographique commercialisé avec succès et a été populaire dans le milieu du 19e siècle. 
Mais les daguerréotypes peuvent se dégrader très rapidement, ils sont très sensibles aux rayures, à la poussière, ils étaient souvent mal fixés et des bulles de solvants utilisés pendant le traitement peuvent exploser et détériorer l’image.
Tout ces problèmes créent des motifs qui sont particuliers au daguerréotype et qui leur donnent une matière allant même jusqu’à effacer la photographie originale."                      


























vendredi 22 novembre 2013

A la recherche de petites phrases...

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Je viens d'être invitée à participer à une exposition collective au mois de Mai 2014, sur le thème de la musique. Je suis donc en pleine lecture, à la recherche de ces petites phrases qui déclenchent les idées. Des petites phrases comme celle de Vladimir Nabokov.


 Je cherche d'autres phrases. Ce qui n'est pas une mince affaire, car je trouve surtout des biographies de musiciens, des grandes phrases très intelligentes sur la musique...mais plus rarement et souvent par hasard des évocations  d'instants de vie. Cette phrase de Nabokov est le parfait exemple de ce que je cherche: deux personnages et l'histoire que je pourrais leur imaginer, des indices sur un lieu, la musique de Bach, des sons, des couleurs...une atmosphère musicale.
 Désormais, je ne réussis plus à lire sans un crayon à la main et en ce moment, c'est "Histoire de ma vie" de George Sand qui en fait les frais, à la recherche d'autres atmosphères musicales.

mercredi 6 novembre 2013

Le fil rouge du destin

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" Comme tout pourrait être simple" avance lentement. Les vacances m'ont donné l'occasion de débloquer un peu la situation et je peux enfin montrer quelques détails...









Bizarrement, une série américaine "Touch" m'a donné un petit coup de pouce. Depuis le début de cette série de dessins, j'aime bien relier certaines parties du travail par des lignes rouges. Alors, quand j'ai entendu l'introduction du premier et seul épisode que j'ai vu, ça a fait "tilt":
« Un fil rouge invisible relie ceux qui sont destinés à se rencontrer et ce, indépendamment du temps, de l'endroit ou des circonstances. Le fil peut s'étirer ou s'emmêler, mais il ne cassera jamais… ».

Après quelques recherches sur Internet, j'ai trouvé une première explication des origines de cette idée de fil rouge qui nous relierait les uns aux autres. Il s'agirait d'une légende chinoise, écrite sous la dynastie des Tang:
"Un beau soir, un tout jeune voyageur nommé Wei Gu descendit pour une nuit dans une auberge de Songcheng. Près de l’entrée, sous la clarté lunaire, il vit un vieil homme appuyé contre un sac de toile qui semblait consulter un registre. Intrigué il s’approcha : les pages du registre étaient blanches. Il ne put s’empêcher de lui demander ce qu’il pouvait bien y chercher. Le vieillard lui répondit : « Toutes les unions matrimoniales du monde sont inscrites dans ce registre. » et comme Wei Gu regardait le sac d’un air interrogateur : « Ce sont des fils de soie rouge qui, une fois attachés aux pieds de deux personnes, les vouent à être époux, quelle que soit la distance sociale ou géographique qui les sépare actuellement, même si leur familles sont ennemies jurées. »
La curiosité l’emportant sur la raison, Wei Gu ne put s’empêcher de lui demander s’il savait qui il épouserait. Le vieil homme lui répondit en riant : « Contre le mur nord de l’auberge, il y a l’étal d’une vieille marchande de légumes. Ta future épouse, c’est sa petite-fille. » Le jeune homme, pensant qu’il se moquait de lui, monta se coucher sans plus rien demander. [ Le lendemain, par curiosité, il alla jeter un coup d’œil et vit effectivement, courant de ci de là près du dit étal, une petite fille au nez mal essuyé qui ne payait pas de mine. Vexé, il la poussa alors qu’elle passait près de lui. L’enfant tomba et se mit à pleurer à grand bruit ; Wei Gu s’éclipsa mi-honteux mi-rageur.]
Quelques années passèrent. S’étant distingué lors d’une campagne militaire, Wei Gu se trouva fiancé à la fille du chef de l’arsenal de Xiangzhou. Le soir des noces, découvrant selon la coutume le visage de sa femme pour la première fois, il fut intrigué par une mouche qu’elle portait entre les sourcils. Elle lui expliqua : « Lorsque j’étais petite, un jour que je tenais compagnie à ma grand-mère, un voyou m’a fait tomber sur le front et j’en ai gardé une cicatrice. » Wei Gu dut alors se rendre à l’évidence : sa femme était bien la petite fille annoncée."
 Le mythe du vieillard sous la lune apparait pour la première fois sous les Tang dans l’Auberge des fiançailles , un des contes du recueil de récits fantastiques Xuyouguailu  de Li Fuyan (775-833). Wikipédia

Bon, je n'aime pas trop cette idée de destin auquel on ne peut pas échapper, quoiqu'on fasse. Ce qui me plaît, c'est plutôt l'effet esthétique et graphique de tous ces fils rouges qui parcourraient la planète pour nous relier les uns aux autres. C'est comme une explication de ces lignes rouges dans mon travail. Donc, j'ai bien envie de développer l'idée...

Enfin, un autre outil est entré dans mon attirail: une vieille machine à écrire des années 50, une ROOY B44, achetée dans une jolie brocante "le potoroze" à Saint Sauveur le Vicomte. Il paraît que c'est "vintage", donc à la mode. Du coup, j'ai même trouvé des rubans neufs pour pouvoir l'utiliser. Tout ne fonctionne pas très bien, mais j'adore les petits bruits qu'elle fait et je pourrai intégrer des textes tapés à la machine dans mes dessins. Entre parenthèses, les gens avaient de bons yeux à l'époque... les lettres sont sacrément petites. 










jeudi 24 octobre 2013

Stéphanie Ledoux

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Ma boîte à lettres frétillait d'impatience déjà depuis quelques jours. J'attendais, venant de Toulouse le livre "Portraits de voyage"... avec une dédicace de l'artiste, globe trotteuse, carnettiste et illustratrice  Stéphanie Ledoux.
Il est arrivé ce lundi dans une enveloppe calligraphiée à la plume. Tout simplement superbe... le livre et la dédicace. 





  C'est grâce à ce livre, puis à son blog que j'ai découvert le travail de Stéphanie Ledoux. C'est à chaque fois un vrai plaisir de me promener sur son blog pour découvrir ses photos de voyage, de rencontres et ses dessins, à la recherche de nouveaux portraits aux  regards captivants. J'espère bien pouvoir un jour admirer ses toiles "en vrai"...sa dédicace est déjà un bon début.

  D'ailleurs, ce sont ses toiles et surtout sa manière de les exposer qui ont réveillé en moi l'envie de présenter mes dessins sans encadrement, sans verre. Du coup, je lui ai envoyé un message pour lui demander comment elle protégeait son travail. Et très rapidement et très gentiment, elle m'a donné son avis. J'ai déjà testé quelques produits...et bientôt essai grandeur nature sur le travail en cours.

Alors pour le plaisir: un petit texte de Stéphanie Ledoux sur son objet fétiche, le crayon et quelques images qui j’espère vous donneront envie d'aller la rencontrer sur son blog.
               
 « Mon objet fétiche, sans doute, celui avec lequel je suis immunisée contre l'ennui. On me raconte que petite déjà je pouvais passer des heures dans mon coin à dessiner, que quand le resto s'éternisait, il suffisait qu'on me donne un stylo pour dessiner sur la nappe en papier et être sage... Ça ne m'a pas passé avec l'âge, et même aujourd'hui, c'est l'objet dont je ne peux pas me passer. J'ai découvert en voyage le pouvoir qu'avait le dessin pour créer un échange, quel que soit le pays, et même quand on n'a pas de langue en commun. Il y a un côté magique à reproduire ce qu'on voit, avec seulement un crayon et un bout de papier... Ça touche tout le monde, et pas uniquement les enfants »
                                                                       Stéphanie Ledoux
 
Publié par Charly Guérin le 31/07/2013
"Sourires nomades"















Les petits poissons adhésifs de ma boîte aux lettres sont de Jean Noël Duchemin